Plus de 6 000 paires de prothèses posées en 25 ans en chirurgie esthétique : l’augmentation mammaire à Marseille représente la plus grande partie de l’activité chirurgicale du Dr Jauffret.
L’augmentation mammaire par prothèses me passionne depuis 25 ans. Le choix de la prothèse est l’étape la plus déterminante pour la réussite de l’intervention. La plupart des résultats décevants viennent d’un implant mal adapté au thorax ou au sein. C’est pourquoi une grande partie de la consultation y est consacrée : mesures précises, analyse de votre morphologie, de la hauteur d’implantation et de la forme de votre thorax, détection des asymétries.
Pour vous aider à visualiser le résultat, plusieurs outils sont à votre disposition : essayage de prothèses de démonstration devant un miroir, sélection de photos de référence, et un logiciel de morphing 3D exclusif au cabinet qui simule le rendu attendu à partir d’une photo 3D de votre poitrine.
Une augmentation par prothèses peut être envisagée si vous présentez :
• un volume de poitrine trop petit par rapport à votre silhouette
• une légère ptôse liée à une perte de volume glandulaire (grossesse, perte de poids)
• une fermeté insuffisante de la poitrine
• une asymétrie entre les deux seins
À noter : les prothèses seules ne corrigent pas une ptôse mammaire importante — celle-ci nécessite une mastopexie associée, avec des cicatrices plus visibles (voir la page ptôse mammaire).
Classiquement, on opposait les implants remplis de sérum physiologique et les implants remplis de gel de silicone. Les implants remplis de sérum ont été progressivement abandonnés au profit des implants en gel cohésif, beaucoup plus souples et beaucoup plus naturels à la palpation.
Deux familles de prothèses en gel de silicone cohésif existent : les rondes (hauteur égale à la largeur, projection ajustable) et les anatomiques (largeur et hauteur variables, projection sur mesure).
Depuis 2019, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a interdit la pose des implants mammaires dont la paroi est texturée ou recouverte de polyuréthane. Cette interdiction a modifié nos indications et le choix des implants. Les implants actuels sont donc lisses ou nano-texturés, c’est-à-dire que les tissus ne s’accrochent pas sur la paroi, à la différence des implants texturés (effet velcro). Les implants anatomiques présentent donc un fort risque de rotation, avec pour conséquence une dégradation du résultat esthétique.
Ma préférence va donc actuellement aux implants ronds remplis de gel de silicone de dernière génération (gel ergonomique ou déformable), qui permettent d’obtenir un résultat comparable aux prothèses anatomiques sans risque de rotation. Les deux laboratoires avec lesquels je travaille sont le laboratoire MOTIVA et le laboratoire GC Aesthetics.
L’incision peut se faire par voie hémi-aréolaire inférieure, sous-mammaire ou axillaire ; le choix se décide ensemble selon votre anatomie. Le Dr Jauffret utilise un dispositif d’introduction appelé Hydrocone, qui permet d’introduire l’implant sans le toucher avec les gants chirurgicaux. Cela permet de limiter la cicatrice à moins de 3 cm dans de nombreux cas, de ne pas fragiliser l’implant lors de l’introduction et de réduire le risque infectieux.
La prothèse peut être positionnée derrière la glande, derrière le muscle, ou selon la technique du « Dual Plane » (partie haute sous le muscle, partie basse sous la glande).
• Hospitalisation : généralement 24 heures, parfois en ambulatoire.
• Anesthésie : générale dans la majorité des cas (la technique LILA se pratique sous anesthésie locale).
• Durée : entre 1 et 2 heures selon la voie d’abord et la taille des prothèses.
• Consultations : au moins deux consultations précèdent l’intervention. Un devis détaillé vous est remis et un délai de réflexion légal de 15 jours est respecté.
• Bilan : bilan préopératoire et consultation avec l’anesthésiste, au plus tard 48 heures avant l’intervention.
• Tabac : l’arrêt est indispensable au moins un mois avant et un mois après, car le tabac perturbe la cicatrisation.
• Médicaments : aucun médicament contenant de l’aspirine ou un anti-inflammatoire dans les 10 jours qui précèdent.
• Bilan du sein : un bilan radiologique (mammographie ou échographie) est prescrit avant l’intervention.
• Durée du pansement sur la cicatrice : 10 jours.
• Port d’un soutien-gorge de contention jour et nuit pendant 3 semaines, puis 3 semaines la journée.
• Les douleurs (plus marquées en position rétro-pectorale) s’estompent en une dizaine de jours.
• Ecchymoses et œdèmes résorbés en 10 à 15 jours.
• L’aspect définitif du volume et de la forme est obtenu en 2 à 3 mois ; les cicatrices sont stabilisées après 1 à 2 ans.
• Reprise d’une activité peu physique après un minimum de 5 jours de repos ; 2 à 3 semaines pour un travail plus physique.
• Reprise du sport : 1 mois, 2 mois pour le travail des pectoraux.
Les risques vous sont exposés en détail lors de la consultation, ainsi que les risques anesthésiques lors de la consultation d’anesthésie :
• Premiers jours : hématome dans la loge de la prothèse (drainage rapide), infection (rare, elle peut imposer le retrait temporaire de l’implant).
• Résultat : asymétrie de volume (surtout si elle existait avant), déplacement de l’implant, bords de la prothèse perceptibles au toucher chez les patientes très minces.
• Sensibilité : diminution ou augmentation transitoire de la sensibilité de l’aréole, rarement durable au-delà de 6 mois.
• Coque périprothétique : durcissement de la membrane qui entoure l’implant ; c’est la principale cause de réintervention.
• Usure ou rupture de l’implant avec le temps, d’où un suivi régulier par échographie.
• Cicatrices : élargies ou pigmentées selon votre qualité de peau.
Les études à grande échelle montrent que les prothèses n’augmentent pas le risque de cancer du sein ; la surveillance mammographique doit simplement être confiée à un radiologue habitué aux implants.
Le volume et la forme se stabilisent en 2 à 3 mois : le sein s’assouplit et l’implant prend sa place définitive. Le résultat recherché est une poitrine en harmonie avec votre silhouette.
Une prothèse n’est pas posée « à vie », mais elle n’a pas non plus de date de péremption. Le suivi repose sur :
• un examen clinique régulier au cabinet ;
• une échographie de contrôle, complétée si besoin par une mammographie ou une IRM ;
• un changement d’implant uniquement en cas d’usure, de coque ou de souhait de modifier le résultat.
Non, de nombreuses études à grande échelle n’ont pas montré de sur-risque chez les femmes porteuses de prothèses. Un suivi mammographique régulier par un radiologue habitué à ce type d’exploration reste recommandé.
Le résultat sur le volume et la forme se stabilise en 2 à 3 mois, mais les cicatrices continuent de s’atténuer jusqu’à 1 à 2 ans après l’intervention.
Oui, une simulation en consultation (essayage, photos de référence, morphing 3D) permet de définir ensemble le volume et la forme les plus adaptés à votre morphologie.
Absolument pas. On surveille les implants au moyen d’une échographie, d’une mammographie, voire d’une IRM. Tant que le résultat esthétique convient et que les implants sont intacts, il n’est pas nécessaire de les changer.
Oui, évidemment, mais pas toujours dans le même sens. Chez une patiente mince, une prothèse placée devant le muscle va beaucoup se voir et donner un effet artificiel à la palpation : on privilégiera donc le placement rétro-pectoral ou dual plane. Au contraire, chez une patiente présentant une petite ptôse, une prothèse pré-pectorale peut donner un résultat très naturel.
Les laboratoires nous proposent une gamme d’implants où le volume est la conséquence d’un diamètre et d’une projection (la hauteur de la prothèse). Pour un même diamètre, nous disposons de 4 projections (hauteurs) différentes, qui correspondent à 4 volumes différents. Plus une prothèse est projetée, plus l’augmentation de bonnet sera conséquente et plus le sein sera galbé dans le pôle supérieur.
Les douleurs sont plus marquées lorsque la prothèse est placée derrière le muscle. Elles sont soulagées par des antalgiques et s’estompent en une dizaine de jours.
Selon votre anatomie, au bord inférieur de l’aréole, dans le sillon sous le sein ou dans l’aisselle. Grâce au dispositif d’introduction que j’utilise, elle mesure moins de 3 cm dans de nombreux cas.
Oui. Les prothèses n’empêchent ni la grossesse ni l’allaitement : l’implant est placé derrière la glande ou derrière le muscle, sans interrompre les canaux.
Un minimum de 5 jours de repos pour une activité peu physique, 2 à 3 semaines pour un travail physique. Le sport reprend après 1 mois, et après 2 mois pour le travail des pectoraux.
Le lipofilling mammaire utilise votre propre graisse et convient à une augmentation modérée. Les prothèses permettent une augmentation plus importante et un galbe plus marqué du décolleté. Le choix se fait en consultation, selon votre morphologie et votre souhait.
• Plus de 10 000 paires de prothèses posées en 25 ans par le Dr Jauffret, dont plus de 6 000 en chirurgie esthétique.
• Le choix de la prothèse (forme, volume, position) se décide ensemble en consultation, avec l’aide d’un outil de simulation 3D exclusif.
• Intervention généralement sous anesthésie générale, 1 à 2 heures, hospitalisation de 24 h.
• Résultat définitif sur le volume en 2 à 3 mois, cicatrices stabilisées en 1 à 2 ans.
• Aucune augmentation du risque de cancer du sein liée aux prothèses, selon les études disponibles.
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